Finances

Pourquoi créer une SELARL holding médecin : avantages et démarches ?

Vous exercez en médecin libéral, votre cabinet tourne bien, les revenus progressent et pourtant, une impression persiste. Trop d’impôts, une rémunération peu flexible, une gestion qui manque d’outils pour préparer l’avenir. C’est souvent à ce moment-là qu’une solution revient dans les discussions entre médecins et associés : la SELARL holding médecin, aussi appelée SPFPL, capable de structurer l’activité, de mieux organiser la fiscalité et d’ouvrir des perspectives plus confortables pour l’exercice professionnel. Faut-il sauter le pas, ou rester sur un schéma plus classique… quitte à subir certaines limites ?

Pourquoi créer une SELARL holding médecin pour structurer l’activité ?

Dans les professions de santé, la holding via SPFPL sert à détenir des parts de sociétés d’exercice. Concrètement, votre société mère contrôle la SELARL d’exercice où vous consultez. Cette architecture juridique paraît technique, pourtant la logique reste simple : organiser la gestion financière au niveau du groupe, tout en sécurisant l’exercice professionnel.

Cette structure permet de :

  • centraliser les flux financiers liés à l’activité
  • organiser la rémunération entre salaire et dividendes
  • préparer l’entrée de nouveaux associés
  • faciliter une transmission progressive

Un point souvent sous-estimé : la holding crée une vraie séparation entre la santé du cabinet et la stratégie patrimoniale du médecin. Moins de mélange, plus de lisibilité (et ça, au quotidien, ça soulage).

Avantages concrets pour la fiscalité et la rémunération

Avantages concrets pour la fiscalité et la rémunération

Vous voyez vos revenus grimper, pourtant le sentiment d’effort fiscal reste fort. La holding SPFPL ouvre des leviers concrets. Les dividendes remontent vers la holding avec un régime fiscal souvent allégé grâce au mécanisme mère-fille. Résultat : plus de trésorerie pour investir, rembourser, anticiper.

Côté rémunération, la souplesse change la donne. Salaire, remontées de dividendes, arbitrages selon votre situation sociale… la structure permet d’adapter sans bloquer toute la stratégie sur un seul type de flux.

Quelques bons réflexes issus du terrain (oui, ceux qu’on apprend parfois après une petite erreur) :

  • éviter une rémunération trop faible qui fragilise la protection sociale
  • anticiper l’impôt personnel avant de tout miser sur les dividendes
  • conserver une trésorerie de sécurité dans la société d’exercice

Petite parenthèse (qui fait réfléchir) : certains parlent souvent de défiscalisation SCI dans l’immobilier, pourtant la logique reste proche ici, structurer pour piloter, pas pour fuir l’impôt, nuance importante.

Cadre juridique et règles spécifiques aux professions médicales

Impossible d’improviser. Les professions médicales évoluent dans un cadre juridique strict. La SPFPL doit respecter la majorité de détention par des professionnels en exercice. Pas question d’ouvrir le capital à n’importe qui, même si l’idée peut sembler séduisante sur le papier.

Quelques règles clés à garder en tête :

  • la holding détient des parts de sociétés d’exercice
  • les médecins doivent conserver le contrôle effectif
  • les statuts doivent être validés par l’Ordre
  • l’objet social reste lié à la santé

Ces contraintes protègent la qualité des soins et l’indépendance professionnelle. Ce cadre peut sembler rigide, pourtant il sécurise aussi les montages sur le long terme (et évite de mauvaises surprises).

Démarches pour créer une SPFPL et sécuriser la gestion

Optimiser sans fragiliser l’exercice médical

Créer une SELARL holding médecin ne se résume pas à remplir un formulaire. Le projet commence souvent par une vraie réflexion stratégique. Pourquoi cette holding ? Pour investir, transmettre, accueillir des associés, lisser la fiscalité ?

Les grandes étapes, sans noyer sous la technique :

  1. définition du projet patrimonial et professionnel
  2. rédaction des statuts de la holding SPFPL
  3. validation par l’Ordre compétent
  4. création de la société et prise de participation
  5. mise en place des flux financiers

Astuce pratique (issue de situations vécues) : prévoir dès le départ les scénarios d’évolution. Nouvel associé, départ à la retraite, regroupement de cabinets… intégrer ces options dans les statuts évite bien des réécritures coûteuses.

Un autre point souvent négligé : la gestion comptable du groupe. Deux sociétés, deux comptabilités, des conventions à formaliser. Rien d’insurmontable, pourtant la rigueur protège la structure en cas de contrôle.

Optimiser sans fragiliser l’exercice médical

Optimiser, oui. Fragiliser l’exercice, jamais. La holding reste un outil, pas une finalité. La priorité demeure la qualité des soins, la relation patient, la stabilité du cabinet.

Quelques erreurs fréquentes à éviter (on les voit encore trop) :

  • vider la trésorerie de la société d’exercice
  • sous-estimer les charges sociales personnelles
  • mal calibrer la rémunération du médecin

Une approche progressive fonctionne mieux. Ajuster, observer, affiner. Cette logique respecte le rythme de l’activité tout en construisant une vraie stratégie patrimoniale.

Vous vous demandez si cette structure convient à votre situation précise ? C’est normal. Chaque professionnel a ses contraintes, son niveau de revenus, ses projets personnels (famille, transmission, investissements). Les réponses standard fonctionnent rarement.

Et maintenant, quelle suite pour votre stratégie de société ?

Créer une SELARL holding médecin via SPFPL transforme la manière de piloter une activité libérale. Avantages fiscaux, meilleure gestion, rémunération plus flexible, préparation de l’avenir des associés… les leviers existent, encore faut-il les utiliser avec méthode.

La prochaine étape reste simple dans l’esprit : poser votre situation, vos objectifs, vos contraintes. Puis confronter ces éléments à un montage juridique cohérent, conforme aux règles des professions de santé et adapté à votre exercice réel.